Une attaque au couteau a eu lieu dans le secteur de la basilique Notre-Dame de l’Assomption, à Nice, aux alentours de 9 heures, jeudi 29 octobre. Au moins trois personnes sont mortes, deux femmes et un homme, et plusieurs ont été blessées, selon des sources policières au Monde.
La première femme a été égorgée à l’intérieur de la basilique. La deuxième victime, un homme, a été blessé à coups de couteau. Il a succombé à ses blessures. La troisième victime a quant à elle été tuée dans un troquet devant l’église, ou elle s’était réfugiée.
L’auteur des faits a été blessé par balles. En urgence absolue, il a été conduit à l’hôpital, selon ces mêmes sources. Le déminage est toujours sur place. (...)
Cellule de crise à Beauvau
Le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, a annoncé sur Twitter la tenue d’une « réunion de crise », place Beauvau. Le premier ministre, Jean Castex, a quitté l’Assemblée nationale, où il se trouvait dans le cadre des débats sur les nouvelles mesures sanitaires contre l’épidémie de Covid-19, pour se rendre à la cellule de crise de Beauvau.
« Je ne peux, une nouvelle fois dans les circonstances très difficiles que notre pays traverse, dans les épreuves qu’il subit, qu’appeler l’ensemble de la représentation nationale à l’unité et à la cohésion », a dit le chef du gouvernement aux députés, avant de promettre qu’il ferait « tout son possible » pour revenir ensuite dans l’hémicycle.
Le président de la République, Emmanuel Macron, sera quant à lui à Nice en fin de matinée, a annoncé l’Elysée. (...)
A la fin du discours de Jean Castex, le président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, a informé le premier ministre qu’un attentat avait eu lieu à Nice avant de la prendre la parole pour l’annoncer à l’ensemble des députés et membres du gouvernement présents dans l’hémicycle.
« Nous venons d’apprendre qu’un attentat de gravité extrême s’est produit à Nice (…) Je vous demande dans ces circonstances tragiques d’observer une minute de silence en solidarité de la ou des victimes et en fonction de ses proches », a-t-il réagi avant que les députés ne se lèvent. (...)