Impossible de virer la ministre sans provoquer un remaniement, selon Matignon. Autrement dit, un gros bordel administratif et politique que l’exécutif souhaite éviter avant l’annonce de la candidature de Macron…
— Nils Wilcke (@paul_denton) February 19, 2022
Si Nathalie Elimas ne peut pas être virée directement, c'est à cause de la "solidarité gouvernementale", m'explique un constitutionnaliste. En 2014, Valls présente la démission de son gouvernement, il est chargé par Hollande d'en composer un nouveau... sans Montebourg...
— Nils Wilcke (@paul_denton) February 19, 2022
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Une demi-douzaine de personnes en seraient victimes, selon deux personnes ayant travaillé depuis juillet 2020 au sein du cabinet de cette spécialiste des ressources humaines. (...)
Cinq sources ont révélé à l’Agence France-Presse (AFP), samedi 15 janvier, que Nathalie Elimas, secrétaire d’Etat chargée de l’éducation prioritaire, faisait l’objet d’une enquête administrative. Elle est accusée d’avoir harcelé des collaborateurs au sein de son cabinet.
Le ministère de l’éducation nationale « confirme qu’il y a bien une enquête administrative » en cours « sur le fonctionnement ressources humaines du cabinet de Mme Elimas ». « Il n’y a pas de date arrêtée, à ce stade, de remise du rapport », a précisé le ministère, même si quatre des cinq sources ont, de leur côté, signifié que l’essentiel des auditions étaient faites et la remise du rapport, imminente. (...)
Selon des sources concordantes, tous les membres du cabinet, y compris Mme Elimas, ont été entendus. Plusieurs d’entre elles ont déclaré à l’AFP que la secrétaire d’Etat se voyait reprocher des faits de « harcèlement » mais aussi de « maltraitance » envers des collaborateurs. Toutes ont préféré garder l’anonymat. Une demi-douzaine de personnes en seraient victimes, selon deux personnes ayant travaillé depuis juillet 2020 au sein du cabinet de cette spécialiste des ressources humaines.
« Harcèlement généralisé »
L’une de ces deux sources évoque « de nombreux arrêts maladie » et « départs de collaborateurs ». Une autre personne ayant travaillé au cabinet évoque un problème de harcèlement « généralisé ». Une troisième personne évoque sa « descente aux enfers », insistant sur les nombreuses « crises de colère », de la part celle qui était députée du Val-d’Oise jusqu’à son arrivée au gouvernement, visant ses collaborateurs, notamment lors de réunions.
Au moins trois sources ont aussi souligné que l’emploi au sein du cabinet d’un très proche de Mme Elimas, décrit par l’une de ces sources comme « intouchable », serait l’un des volets de cette enquête administrative. Le cabinet n’a pas commenté.
Sollicitée samedi par l’AFP, la secrétaire d’Etat de 48 ans, entrée au gouvernement en juillet 2020, n’a pas souhaité commenter, renvoyant vers son entourage. (...)
« Cette inspection a commencé début janvier et les conclusions doivent être rendues dans les semaines à venir, a précisé cette source à l’AFP. » (...)