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Agence Ecofin
13 millions de victimes et plus de 3 000 morts en 2025 : l’Afrique paie un lourd tribut aux événements climatiques extrêmes
#urgenceclimatique #Afrique
Article mis en ligne le 29 juin 2026
dernière modification le 24 juin 2026

Les phénomènes extrêmes liés au climat ont sinistré au moins 13 millions de personnes et entraîné plus de 3 000 décès recensés en Afrique en 2025, avec des répercussions sur l’ensemble des secteurs de l’économie et les moyens de subsistance des populations, selon un rapport publié le jeudi 18 juin par l’Organisation météorologique mondiale (OMM). Intitulé « State of the Climate in Africa 2025 », le rapport révèle que les inondations et sécheresses ont constitué les catastrophes météorologiques les plus importantes sur le continent durant l’année écoulée, les inondations représentant plus de la moitié de tous les événements extrêmes signalés.

L’Afrique de l’Est a été particulièrement touchée, avec plus de 8,5 millions de personnes affectées par la sécheresse, alors que des conditions de sécheresse prolongées ont aggravé l’insécurité alimentaire et les pénuries d’eau dans la Corne de l’Afrique et les régions voisines. En Afrique de l’Ouest, le Nigeria a connu en mai des inondations dévastatrices qui ont fait plus de 200 morts, tandis que les inondations en République démocratique du Congo (RDC) ont coûté la vie à plus de 160 personnes en avril, soulignant l’intensité croissante des précipitations saisonnières extrêmes.

Le Sahel a enregistré des précipitations supérieures à la moyenne, prolongeant une tendance observée ces dernières années, tandis qu’une grande partie de l’Afrique de l’Est et de la Corne de l’Afrique est restée plus sèche que d’habitude. En Afrique australe, les précipitations ont été marquées par une forte variabilité, avec des épisodes intenses qui ont provoqué des inondations. En Afrique du Nord, les vagues de chaleur et les sécheresses prolongées ont causé des dégâts considérables à la production agricole, menaçant la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance.

Le rapport précise également que l’Afrique se réchauffe plus rapidement que la moyenne mondiale. (...)

Malgré la fréquence et la gravité croissantes de ces changements qui favorisent des phénomènes météorologiques extrêmes plus destructeurs et exercent une pression croissante sur des communautés déjà vulnérables, seulement 40 % des pays africains disposent de systèmes d’alerte précoce multi-dangers, privant ainsi des millions de personnes d’alertes en temps utile qui pourraient contribuer à sauver des vies et à réduire les dégâts, surtout dans les zones rurales particulièrement affectées. (...)