En Tunisie, le journaliste Zied El-Heni - âgé de 62 ans - a vu sa peine d’un an de prison être confirmée en appel pour « atteinte à autrui ». Il avait critiqué le traitement de ses confrères par la justice tunisienne. En 2024, il avait déjà été condamné à six mois de prison avec sursis. Journaliste engagé, il est connu dans le pays pour son franc-parler sur l’actualité politique.
Au lendemain du verdict de la cour d’appel de Tunis, annoncé tard dans la nuit, la fille de Zied El-Heni, Ithar, ne s’étonne pas de la confirmation de la sentence d’un an de prison en appel contre son père : « Concernant le verdict, nous sommes profondément révoltés, mais absolument pas surpris. Cette confirmation en appel n’est qu’une preuve de plus de l’acharnement judiciaire d’un pouvoir qui est prêt à tout pour faire taire les voix libres. »
« Critiquer le pouvoir a un prix »
Pour Oussama Bouajila, directeur du bureau Afrique du Nord de Reporters sans frontières (RSF), cette sentence s’inscrit dans la continuité de la répression des journalistes dans le pays (...)
« Inébranlable »
Déjà journaliste et opposant politique avant la révolution, il garde un moral d’acier selon sa fille : « Il est debout, combatif et inébranlable. Ses convictions sont intactes. Mais que ce soit clair, ni la chaleur, ni les cellules, ni cet acharnement ne le briseront. Le combat continue ». La famille espère peu d’un pourvoi en cassation et continue de réclamer sa libération.