Bandeau
McInformactions.net
Travail de fourmi, effet papillon...
Descriptif du site
Infomigrants
Quatre ouvriers agricoles migrants brûlés vifs dans un véhicule dans le sud de l’Italie
#Italie #ouvriersAgricoles #Migrants
Article mis en ligne le 4 juin 2026
dernière modification le 3 juin 2026

Quatre personnes – trois Afghans et un Pakistanais – ont été brûlés vifs à l’intérieur d’un fourgon en Calabre, dans le sud de l’Italie. La région est le théâtre de vives tensions entre migrants, exacerbées par des différends liés à la répartition du travail agricole, à l’obtention de titres de séjour et au logement.

Un témoignage conforté par les images de vidéosurveillance de la station-service. Sur les images, diffusées par la chaine RAI, on peut voir deux individus bloquer les portières du fourgon de l’extérieur avant d’y déverser un liquide, selon le quotidien Corriere della Sera citant des sources policières. On y voit ensuite un départ de feu, immédiatement suivi de la fuite des deux suspects.

"Il s’agit indéniablement de meurtres, il ne nous reste plus qu’à en déterminer les circonstances exactes", a déclaré Antonio Borelli, le chef de la police locale, cité par le même journal.

Selon le seul survivant du drame, les Pakistanais arrêtés l’avaient menacé, lui et les autres, avec des couteaux et des armes à feu, et les avaient contraints à travailler sans être payés. "Nous nous sommes rebellés, nous voulions un contrat", a raconté ce survivant.
La main-d’œuvre migrante du secteur agricole

D’après le quotidien italien, les quatre hommes vivaient non loin de là, dans un petit appartement de Villapiana, un village situé à une vingtaine de kilomètres du lieu du meurtre. Les hommes résidaient ici avec six autres personnes, tous des migrants employés dans le secteur agricole. (...)

Ce n’est pas la première fois qu’un tel incident se produit en Calabre, région qui est régulièrement le théâtre de vives tensions entre migrants, exacerbées par des différends liés à la répartition du travail agricole, à l’obtention de titres de séjour et au logement. (...)

Dans cette région, de nombreux travailleurs étrangers sont victimes de ce qui est communément appelé le "caporalato". Cela désigne une forme d’esclavage moderne, "dans laquelle des intermédiaires fournissent de la main-d’œuvre à bas coût aux exploitations agricoles, souvent sous le contrôle – ou avec le soutien – d’organisations mafieuses redoutables", note RFI. Selon un rapport du syndicat CGIL, le plus ancien et le plus important d’Italie, près de 70 % des ouvriers agricoles concernés travaillent sans contrat. (...)