Histoire · En revenant sur les meurtres de plus de 130 esclaves transportés à bord du Zorg en 1781, l’essayiste Siddarth Kara livre un récit terrible sur la traite négrière. L’ancienne garde des Sceaux française Christiane Taubira en signe la préface, vingt-cinq ans après l’adoption de sa loi reconnaissant la traite et l’esclavage comme crimes contre l’humanité. Et alors que la France s’est abstenue en mars de voter un texte de l’ONU reconnaissant ceux-ci comme « les plus graves crimes contre l’humanité »...
À la veille du premier Congrès mondial antiesclavagiste organisé à Londres en juin 1840, le peintre Joseph Mallord William Turner (1775-1851) reçut commande d’un tableau qui célébrerait l’événement. Cela faisait alors sept ans que l’esclavage était interdit dans l’Empire britannique, mais les abolitionnistes se démenaient pour que cette interdiction devienne universelle : Français, Espagnols et Portugais pratiquaient encore la traite. (...)
Avec son essai Le Zorg. La tragédie à l’origine de l’abolition de l’esclavage (Éditions Paulsen), le spécialiste de l’esclavage moderne Siddharth Kara revient dans le détail sur une traversée du Passage du milieu – une parmi tant d’autres – qui modifia substantiellement le cours de l’Histoire. (...)
"En approfondissant mes recherches, j’ai réalisé que la littérature existante sur cette tragédie aux conséquences majeures était étonnamment rare et criblée d’inexactitudes. J’ai décidé d’écrire ce livre pour remettre les pendules à l’heure".
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