Au moins six Palestiniens ont été tués, jeudi 21 mai, lors d’assauts distincts de l’armée israélienne dans plusieurs localités de l’enclave palestinienne sous blocus, massacrée par plus de deux ans d’attaques. Sur place, on craint que le cessez-le-feu, pas vraiment respecté depuis son entrée en vigueur il y a plus de sept mois, se transforme en un statu quo dans lequel les populations parviennent à peine à survivre.
Le cessez-le-feu n’en est pas un, la nourriture manque, les prix demeurent exorbitants et les bombardements continuent.
Jeudi 21 mai, le Haut représentant pour Gaza du « Conseil de paix », créé par Donald Trump, a mis en garde contre l’installation d’une sorte de cessez-le-feu imparfait « permanent » qui maintiendrait une situation terrible sur un territoire ravagé. À Gaza, certains ont le sentiment que c’est déjà le cas. (...)
Aujourd’hui, Khitam est encore blessée à la main. Elle vit dans une tente au milieu des décombres. « Il n’y a plus rien, nous sommes fatigués, confie-t-elle. Chaque jour est plus fatigant que les précédents, même psychologiquement. Israël m’a pris tout ce qui était beau. » À quoi bon espérer, dit-elle, si personne ne fait rien pour que cela change. Et, évoquant les dirigeants, « ils nous ont tous oubliés », soupire Khitam.
crédit image : Jaber Jehad Badwan, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons