(...) Bethléem n’a pas le cœur à la fête. Seuls quelques centaines de fidèles se sont rassemblés dans et autour de l’Église de la Nativité mardi 24 décembre, dans la ville palestinienne de Bethléem, berceau du christianisme, où les célébrations de Noël sont assombries pour la deuxième année consécutive par la guerre dans la bande de Gaza.
Au Vatican, le pape François doit ouvrir "l’Année sainte" 2025 de l’Église catholique, grand pèlerinage international pour lequel plus de 30 millions de fidèles du monde entier sont attendus à Rome. (...)
Bethléem "limite" sa joie pendant les fêtes de Noël, explique Anton Salman, le maire de cette ville de Cisjordanie occupée, située à une dizaine de kilomètres seulement de Jérusalem, de l’autre côté du mur de séparation érigé par Israël.
"Nous n’avons pas mis de sapin, nous n’avons pas décoré les rues (...) Nous voulons (...) montrer au monde que la Palestine souffre toujours de l’occupation israélienne et de l’injustice", ajoute l’élu. (...)
La ville s’est animée en début d’après-midi avec un défilé de scouts, dont certains portaient des pancartes avec des messages tels que "Arrêtez le génocide à Gaza maintenant" et "Nos enfants veulent jouer et rire".