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conscience citoyenne responsable
OU ALLONS-NOUS ?
Article mis en ligne le 17 février 2014
dernière modification le 11 février 2014

Le capitalisme a des légions d’apologistes. Beaucoup le sont de bonne foi, produit de leur ignorance et du fait que, comme l’a dit Marx, le système soit opaque ; sa nature exploiteuse et prédatrice ne parait pas toujours évidente aux yeux des femmes et des hommes. D’autres le défendent parce qu’ils sont ses grands bénéficiaires et amassent d’énormes fortunes grâce à ses injustices et inégalités.

Il y a aussi ceux (« gourous » financiers, « opinionologues », « journalistes spécialisés », académiciens « bien-pensants » et les divers représentants de la « pensée unique ») qui connaissent parfaitement bien les coûts sociaux qu’impose le système en termes de dégradation humaine et environnementale. Mais ils sont très bien payés pour tromper les gens et poursuivent inlassablement leur labeur. Ils ont très vite appris que la « bataille des idées » est absolument stratégique pour la préservation du système et des privilèges dont ils bénéficient.

Nous sommes vraiment dans un monde devenu complètement fou. Comment peut-on être sain d’esprit et prétendre qu’un système financier et économique, basé sur l’argent dette et encourageant la spéculation boursière, est une perspective viable à longue échéance ? Comment a-t-on pu donner à des banques privées la possibilité de créer la monnaie, et en parallèle, voter l’interdiction aux Etats souverains de le faire ? Comment peut-on autoriser quelques personnes à gagner autant que plusieurs dizaines de milliers ? Comment, au nom de la croissance, peut-on permettre et même encourager la véritable folie dans la folie qu’est la destruction de notre environnement ?

Il y a de quoi être perplexe. De plus, comment qualifier cette cupidité avide et maladive de tous ces oligarques ? A quoi vont bien leur servir tous ces milliards accumulés ? Espèrent-ils, comme les pharaons jadis en Egypte, que ces milliards vont les accompagner dans la tombe et pour l’au delà ? Si ce n’est pas une maladie mentale, je voudrais bien que l’on me dise de quoi il s’agit. (...)

La sentence de Friedrich Engels, et aussi de Rosa Luxemburg : « socialisme ou barbarie », est aujourd’hui plus actuelle que jamais. Aucune société ne survit quand son impulsion vitale réside en la recherche incessante du bénéfice, et son moteur qui est le profit. Plus tôt que tard cela provoque la désintégration de la vie sociale, la destruction de l’environnement, la décadence politique et une crise morale. Nous n’en sommes pas encore là, mais le temps qui nous reste est faible.