La dette publique de la France atteignait 91,7 % du PIB à la fin du premier trimestre 2013, selon l’INSEE. Elle s’élevait à 85,9 % fin 2011 et à 90,2 % fin 2012. Comment cela se fait-il ? Est-ce cela le sérieux budgétaire tant vanté par notre gouvernement ? Quelle est cette politique qui aboutit à ce résultat, le contraire de ce qui est escompté et annoncé ?
Lutter contre le déficit public est alors peine perdue. A quoi ça sert que le déficit baisse de 5,3 % en 2011 à 4,8 % en 2012 ? En 2013, le déficit public pourrait atteindre plus de 3,9 % du PIB contre les 3% initialement prévus. Mais la dette publique augmentera alors, de nouveau, de plusieurs dizaines de milliards d’euros. Pourquoi ? Parce que la prévision de croissance de l’économie a été revue à la baisse et que les recettes fiscales et sociales sont moins importantes que prévues. Les causes de cette baisse de la croissance et de la récession dans laquelle est aujourd’hui plongée l’économie française n’ont rien de mystérieuses. La politique d’austérité budgétaire imposée par le traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) pressure l’investissement public. La stagnation des salaires et des prestations sociales infligées par le Medef et la Commission européenne écrase la demande solvable des salariés.
C’est comme un commerçant dont la banque exige de payer des traites à marche forcée au détriment de l’approvisionnement de ses stocks. Son chiffre d’affaire baisse et sa dette augmente au fur et à mesure qu’il la rembourse. Il faut desserrer l’étau usurier des banques privés contre les dettes publiques de l’état, et investir tout de suite, de façon urgente, dans la relance, en un mot, il faut dépenser « plus » (et non pas « moins ») pour nous en sortir.
Pourquoi la gauche s’entête-t-elle dans cette voie ? Quels sont les remèdes proposés par notre gouvernement de gauche ? « Tenir les dépenses publiques » c’est-à-dire réduire de 9 milliards d’euros les investissements de l’Etat et des collectivités territoriales en 2014. Tout ça pour répondre à la « commission » de Bruxelles et aux marchés… (Nous l’avons maintes fois expliqué, c’est comme jeter des steaks aux requins, ça ne les éloigne pas, ils suivent le navire et alors on en arrive à enlever ces steaks de la bouche des passagers…) (...)