Ce qu’ils ont tous en commun, c’est cette impuissance. A quoi bon faire de la politique pour s’apercevoir, toujours le lendemain, qu’il fallait faire autre chose, que l’on s’est fait avoir ? Delphine Batho en est un bel exemple.
Après avoir ciré les pompes des cireurs de pompes sous Mitterrand, il était bien normal que la jolie parachutée des Deux-Sèvres entre un jour, récompensée, dans le gouvernement de la droite molle, la droite cool, la droite socialiste. Mais oui. Hollande est de droite. Il est juste un peu moins vulgaire que Sarkozy mais s’égaille le palais aux mêmes pinards, serre les mêmes pinces et salue les mêmes maîtres d’hôtel... Quand j’ai voté pour lui, j’avais une pince à linge sur le nez, mes atténuateurs dans les oreilles, mon masque de Batman et de la mort aux rats dans les poches, sait-on jamais ? Voter pour un type qui a fait HEC puis l’ENA, c’est vraiment manquer d’espoir. Et puis Ayrault, l’enthousiasme ! (...)
Le mensonge est aujourd’hui si gros, si énorme, si Bernard Tapie, que l’on n’est pas prêt de fermer les centrales nucléaires avant qu’elles n’explosent. On finira aussi dans le gaz de schiste, on est déjà américain, mes enfants trépignent pour Disneyland™ malgré mes colères. On mange dans des barquettes en regardant passer des files d’obèses sans complexes. (Les pires).
Alors oui, Delphine, l’extrême-droite finira un jour par rectifier tout cela, c’est son but. Elle n’aura même pas besoin de défiler au pas de l’oie. Il lui suffira de cueillir le fruit mûr des absences, du manque d’imagination plus que du manque de courage. La transition énergétique, on la fera quand on aura tout épuisé, et, Delphine, tu seras morte et moi aussi bien avant. L’important est que la Régie puisse sortir un 4X4 low-cost pour le bien-être de ces inconnus d’actionnaires. (...)