Le Burundi a accepté le principe d’accueillir des ressortissants étrangers transférés depuis les États-Unis. L’arrangement, conclu par un échange de notes diplomatiques, est effectif depuis le 12 février 2026, selon nos informations. Il peut concerner des personnes considérées par Washington comme une menace pour la sécurité nationale ou publique. Mais Bujumbura a posé une limite : le pays ne souhaite pas recevoir de personnes ayant commis des crimes violents.
La première note consultée est américaine. Elle date du 8 décembre 2025. Washington y prévoit que les personnes proposées peuvent être considérées comme présentant un risque pour la sécurité nationale ou publique. Le Burundi répond le 6 février : il accepte l’arrangement, mais indique qu’il ne souhaite pas recevoir de personnes ayant commis des crimes violents. Six jours plus tard, l’ambassade américaine confirme qu’elle ne proposera pas le transfert de ces personnes, dans la mesure où les faits sont connus des autorités américaines. C’est à cette date que l’échange de notes prend effet. (...)
Le Burundi assure aussi que les personnes transférées ne seront pas persécutées en raison de leur race, de leur religion, de leur nationalité, de leur appartenance à un groupe social ou de leurs opinions politiques. Il assure qu’elles ne seront pas torturées au Burundi, ni dans un pays où elles pourraient être transférées ensuite.
Les deux gouvernements prévoient d’élaborer des procédures pratiques. (...)
L’administration Trump s’était déjà entendue avec d’autres pays africains. Treize pays avaient déjà accepté d’accueillir des migrants expulsés des États-Unis, à l’instar de la Guinée équatoriale, du Liberia ou encore de l’Eswatini.