Les blocages dans les lycées français se sont poursuivis jeudi 1er octobre, plus de dix jours après le début de la mobilisation des élèves, qui réclament davantage de moyens et de meilleures conditions dans les établissements. Quelque « 900 actions » ont été recensées dans la journée et près de 1 800 personnes ont été placées en garde à vue depuis lundi à la suite de débordements. Le gouvernement a dénoncé des « violences urbaines », tandis que la mobilisation s’est également étendue aux universités. Le ministre de l’Éducation, Édouard Geffray, recevra vendredi 2 octobre les associations lycéennes et de parents d’élèves.
(...) ► Face à la situation, le Premier ministre Sébastien Lecornu a présidé une cellule interministérielle de crise ce jeudi. À son issue, Matignon a estimé que le mouvement avait basculé vers des « violences urbaines » et affirmé, en s’appuyant sur les services de renseignement, que « LFI et ses proxys de l’ultra-gauche » étaient « à l’origine du mouvement ».
► La secrétaire générale de la CGT Sophie Binet a estimé jeudi que le Premier ministre se conduisait en « pyromane » dans les lycées, après l’annonce de frais d’inscription en BTS et en classes préparatoires pour les étudiants non boursiers. Le gouvernement a finalement annoncé jeudi soir qu’il renonçait à cette mesure, initialement inscrite dans le projet de budget 2027. (...)
À Paris, les étudiants mobilisés réclament davantage de « justice sociale »
À l’université Paris Cité, des étudiants ont rejoint le mouvement des lycéens pour réclamer notamment davantage d’égalité dans l’accès aux études supérieures. Ils dénoncent les frais de scolarité imposés aux étudiants non européens et les conséquences des coupes budgétaires sur leur quotidien. Reportage de Baptiste Coulon. (...)