Au moins cinq personnes ont été tuées et 67 blessées, dont huit enfants, jeudi 10 septembre dans une frappe russe contre un centre commercial de Pavlograd, dans le centre-est de l’Ukraine. Alors que les attaques aériennes se multiplient dans le pays, elles bouleversent aussi le quotidien des écoles de Kiev, où certains enfants passent désormais une grande partie de leurs journées de classe dans des abris souterrains.
Dans la capitale ukrainienne, une question se pose désormais au quotidien : comment maintenir un semblant de normalité à l’école alors que les attaques aériennes se multiplient ? Jour et nuit, la Russie harcèle Kiev avec ses drones à réaction, plus rapides et plus difficiles à intercepter. Certaines alertes durent désormais des heures, parfois presque toute la journée.
Dans les sous-sols de l’école Winston Churchill, dans l’est de la ville, il a fallu pousser les murs pour faire rentrer les pupitres des élèves de primaire. Les classes ne sont séparées les unes des autres que par un drap tendu sur un fil. « Bien sûr, faire cours dans ces conditions, c’est une véritable torture pour les enfants… Une véritable torture », témoigne Yulia, institutrice dans l’établissement.
Des enfants et enseignants « extrêmement fatigués » (...)
Avec cette menace constante, le quotidien s’organise sous terre, à la lueur blafarde des néons. « Nous sommes même parvenus à y faire de l’éducation physique et à chanter, doucement. Nous pouvons aussi sortir dans un petit couloir et y prendre un peu de repos, à l’écart du bruit général », raconte Yulia.
Dans l’abri, l’air est étouffant. Dès que l’alerte prend fin, les enfants remontent profiter d’un rayon de soleil, sous l’œil inquiet de leur enseignante. (...)
Au même moment, Volodymyr Zelensky est en visite au Canada, où il a reçu la promesse d’une nouvelle aide cruciale pour la défense aérienne ukrainienne. Ottawa débloquera une nouvelle enveloppe de 218 millions d’euros, pour fournir des missiles intercepteurs à Kiev. Un accord sur la production de drones a également été conclu.