Le ministre syrien des Affaires étrangères affirme que son gouvernement « œuvre activement » à une solution diplomatique pour répondre aux incursions israéliennes dans le sud du pays. Elles se sont multipliées ces derniers mois : « Soixante-cinq au cours du seul mois de juillet, et 52 au cours des 18 premiers jours d’août », a précisé Assaad Al Chibani. Fouilles de maisons et arrestations d’habitants sont le lot des villageois proches de la frontière depuis la chute de l’ancien régime.
(...) À la chute du dictateur syrien, les forces israéliennes ont traversé la ligne de cessez-le-feu de 1974 entre le plateau du Golan occupé et la Syrie, établissant une présence permanente en toute illégalité, rappelle l’ONU. Depuis, plus d’une centaine d’hommes ont été enlevés par l’armée israélienne sous couvert de lutter contre d’éventuels groupes armés.
« Les Israéliens ont enlevé beaucoup de nos jeunes. L’un d’eux est sorti et nous a dit que mon frère était dans la prison israélienne d’Ofer, rapporte Abderrazak. Je suis sûr que c’est dur. On est allés voir l’ONU, le gouvernement à Damas, la Croix-Rouge, le renseignement syrien ici. Personne ne nous a donné le moindre espoir. »
Depuis 2024, au moins une cinquantaine d’hommes sont encore emprisonnés en Israël. Sans que le gouvernement syrien, engagé dans des discussions avec Israël, ne puisse ni obtenir leur retour, ni établir son contrôle dans la zone frontalière.