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La fabrique du consentement fasciste : du trucage des sondages à la minute de silence
#démocratie #fascisme #sondages #medias #AssembléeNationale
Article mis en ligne le 3 septembre 2026
dernière modification le 1er septembre 2026

​Le spectacle médiatique et parlementaire s’accélère, et son odeur devient suffocante. Sur tous les plateaux télévisés, du public au privé, les machines à sonder tournent à plein régime pour asséner quotidiennement leurs verdicts fabriqués. Des pourcentages artificiels, des questions fermées et biaisées, une mise en scène pseudo-scientifique : tout est pensé pour infantiliser la population, lui faire croire que ses désirs sont déjà tranchés et neutraliser tout élan d’auto-organisation.

​Ce matraquage n’a rien d’un exercice démocratique.

(...)Dans son ouvrage Les Irresponsables : qui a porté Hitler au pouvoir ?, l’historien Johann Chapoutot rappelle une réalité politique cruciale : le fascisme et le nazisme ne prennent pas le pouvoir par la seule force des urnes ou des armes. Ils y sont portés par une droite libérale et conservatrice, un centre technocratique, incapable de maintenir ses privilèges sans s’allier à la brutalité fasciste. Les élites d’alors préféraient la barbarie brune au risque de la transformation sociale.

C’est exactement la trajectoire que poursuit notre « bloc central » : un cynisme de classe qui prépare le terrain au fascisme tout en prétendant s’en protéger.

​La preuve la plus abjecte de cette compromission s’est étalée sous nos yeux dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale : l’observation d’une minute de silence pour un militant d’extrême droite, admirateur assumé d’Adolf Hitler.

Voir l’intégralité des partis politiques représentés se lever et se taire à cette occasion marque une rupture historique effrayante. En acceptant ce rituel d’hommage sous couvert de « respectabilité » républicaine, la gauche institutionnelle s’est une fois de plus couchée devant le chantage de la droite et de l’extrême droite. Elle a montré son incapacité radicale à opposer une rupture nette face au rouleau compresseur fascisant.

​L’État, la propriété privée et les partis du Capital se serrent les coudes. Les sondages truqués cherchent à nous faire croire à l’inéluctabilité de cette dérive, tandis que les institutions légitiment les héritiers du nazisme. (...)