Bandeau
McInformactions.net
Travail de fourmi, effet papillon...
Descriptif du site
75 secondes
Écoles privées fermées 2026 : la liste noire Écoles supérieures privées et CFA en faillite : c’est un véritable séisme financier et humain qui secoue la formation en France cette année.
#ecolesPrivées
Article mis en ligne le 2 septembre 2026
dernière modification le 31 août 2026

Entre liquidations en série, étudiants abandonnés et structures en faillite, découvrez la liste noire des plus de 50 écoles privées et CFA emportés par le séisme de 2026.

La fin d’un eldorado sous perfusion publique

Le rapport choc des inspections générales de l’IGAS et de l’IGESR, publié fin juin 2026, est sans appel. Avec 800 000 étudiants dans le secteur lucratif (25 % des effectifs nationaux) et une explosion des crédits publics d’apprentissage à 10,3 milliards d’euros, le système a basculé dans une course effrénée aux volumes.

Comme le détaille notre enquête sur le business des écoles privées, les dérives mercantiles et la recherche obsessionnelle de rentabilité financière ont pris le pas sur la qualité pédagogique. Sous une façade de croissance insolente, les contrôles publics se sont avérés défaillants et l’endettement a explosé. (...)

Étudiants piégés et profs impayés : l’envers du décor

Derrière les liquidations judiciaires prononcées par les tribunaux de commerce, le bilan humain est désastreux. À l’image de l’École IT (implantée à Valenciennes, Amiens, Orléans et Bruxelles), des dizaines d’élèves se retrouvent du jour au lendemain sans cours, sans notes et sans recours, avec des impayés de plusieurs dizaines de milliers d’euros pour les formateurs.

Des étudiants internationaux se voient même menacés d’expulsion, privés de certificats de scolarité indispensables pour renouveler leurs titres de séjour, après avoir déboursé jusqu’à 40 000 euros pour leur cursus. Pendant ce temps, des structures fonctionnant à perte depuis des années continuaient à encaisser des prélèvements automatiques.

La liste noire exhaustive des établissements touchés en 2026 (...)

Le législateur durcit enfin le ton

Face à ces dérives systémiques, le projet de loi de régulation, adopté en première lecture au Sénat, impose de nouvelles règles du jeu strictes. Obligation de présenter des plans de continuité d’études pour les cas de faillite, interdiction des labels trompeurs comme « bachelor » ou « mastère » non accrédités, et transparence absolue sur les taux d’insertion professionnelle.

L’État tente ainsi de reprendre le contrôle d’un marché qui a longtemps prospéré dans l’angle mort des régulateurs, au détriment direct des familles et des étudiants. (