Israël avait déjà clairement rejeté le projet, mais son Premier ministre était resté silencieux jusqu’à une vidéo diffusée dans la nuit : Benyamin Netanyahu a affirmé mercredi 5 août qu’Israël n’avait pas accepté un plan pour Gaza soutenu par les États-Unis. Un refus qu’intervient même après avoir fait plier Washington et le Hamas en obtenant l’assurance qu’un retrait israélien du territoire palestinien n’interviendrait qu’après le désarmement complet du Hamas.
Le plan défendu par la Maison Blanche, accepté par le Hamas et rejeté donc par Benyamin Netanyahu, prévoyait notamment qu’Israël retire ses forces d’une portion de la bande de Gaza : alors qu’elles occupent actuellement 60 % du territoire, leur présence chuterait seulement à 50 %.
Le Premier ministre israélien s’oppose donc à son meilleur allié Donald Trump et ce malgré les échanges qui ont eu lieu en début de semaine entre le gouvernement israélien et le Conseil de la Paix. La rencontre lundi 3 août entre cet organe créé de toutes pièces par Donald Trump pour bâtir l’après-guerre à Gaza et le chef du gouvernement israélien n’a pas suffi.
Surenchère en pleine campagne électorale
Bien qu’il doive composer avec les exigences de Washington, Benyamin Netanyahu est d’autant plus tenté par la surenchère qu’il est en campagne électorale et sous la pression de ses alliés d’extrême droite, membres de la coalition gouvernementale. Ces derniers ont dénoncé cet accord et réclament un vote au sein du gouvernement pour le rejeter. (...)
Le Premier ministre israélien est toujours visé par un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale pour des accusations de crimes de guerre et crimes contre l’humanité dans la bande de Gaza.