En Gironde, près de deux semaines après avoir dû évacuer leur village, les 3 500 habitants de la commune de Le Porge ont pu rentrer chez eux ce lundi 3 août dans l’après-midi, dans un paysage apocalyptique. Avec plus de 180 maisons calcinées, c’est la commune qui a été la plus touchée par ce méga-incendie qui a ravagé 42 000 hectares.
Au Porge, dès que les barrages routiers des gendarmes ont été levés lundi en début d’après-midi, une interminable file de véhicules s’est formée sur plusieurs dizaines de kilomètres en direction de ce village situé en plein milieu de la forêt. Sur la route qui y mène, c’est un spectacle de désolation, rapporte notre envoyé spécial sur place, Pierre Olivier. (...)
Les massifs forestiers sont carbonisés, mais surtout, plus on se rapproche de l’église, plus on constate l’étendue des dégâts avec, de chaque côté de la route, des dizaines de maisons complètement calcinées. (...)
« C’est lunaire, ça fume encore, c’est la désolation » (...)
Des cellules d’accompagnement pour les sinistrés
Une cellule spéciale a été mise en place pour accompagner les habitants qui reviennent face aux 187 maisons détruites. « On a d’abord mis l’accent sur le fait que les personnes arrivaient avec probablement des traumatismes, explique Jean-Marc Degos, directeur général des services du Porge et adjoint au maire. Donc on a mis l’accent sur l’accueil avec des consultations psychologiques - pour les adultes comme pour les enfants – puisqu’il y a une charge affective importante, avec peu de sommeil pour les habitants. Après, il y a un accueil pour tout ce qui est administratif : l’accueil pour l’accès aux droits, des conseils juridiques en lien avec les assurances. » (...)
Le directeur des services de la ville en appelle également à la solidarité : « Demain, il va falloir reconstruire, aider les sinistrés à repartir. Donc, si vous souhaitez être solidaire avec le Porge pour faire un don financier, ce don, on en a besoin aujourd’hui. »
Au Porge, tous le savent, il faudra des mois, voire des années pour retrouver cette commune, comme elle était avant l’incendie.