L’association Stop VOG a recueilli les témoignages de 10 000 personnes sur les violences subies lors d’examens gynécologiques. Plus d’une personne sur deux rapporte des violences sexuelles comme des touchers vaginaux et rectaux par surprise ou des gestes sur les parties intimes à connotation sexuelle. Certaines ont subi ces violences dans l’enfance.
Entre juillet et décembre 2025, 10 152 personnes (voir boîte noire) ont répondu aux cinquante-six questions posées par l’association Stop VOG (pour violences obstétricales et gynécologiques) sur le respect du « consentement en gynécologie ».
Le 17 juillet 2026, l’association a publié le rapport complet, qui comprend notamment une analyse de onze questions ouvertes sur le vécu d’un consentement non respecté, d’un examen non voulu, de violences, de discriminations ou encore de gestes déplacés. Des témoignages décrivent des agressions sexuelles, parfois commises sur des enfants.
Depuis sa création, en 2017, Stop VOG reçoit plusieurs centaines de témoignages chaque année rapportant des expériences vécues comme violentes, humiliantes, discriminatoires, irrespectueuses ou non consenties, dans le cadre d’une prise en charge en gynécologie ou en obstétrique. (...)
La présidente de Stop VOG, Sonia Bisch, explique que l’association veut « sortir du déni institutionnel et de l’inaction politique. En 2018, le Haut Conseil à l’égalité a déjà souligné le caractère systémique et généralisé des VOG. Pourquoi ses recommandations ne sont toujours pas appliquées ? Les autorités sanitaires doivent davantage associer les associations de patient·es et de victimes des VOG aux politiques qui les concernent ».
Sonia Bisch souligne que l’enquête a été relayée bien au-delà des cercles militants (...)
L’extrême intime et le consentement (...)
La première consultation (...)
Les douleurs gynécologiques (...)
Les discriminations (...)
Des gestes déplacés, a minima (...)
Des enfants victimes (...)
Des nombreuses personnes réclament que la profession médicale cesse de protéger les médecins qui agressent leurs patient·es (...)
L’association Stop VOG appelle de son côté à l’adoption d’une « loi-cadre intégrale contre les violences sexistes et sexuelles, incluant pleinement les VSS en santé dont font partie les violences obstétricales et gynécologiques, pour faire du respect du consentement une exigence réelle, contrôlée et opposable, tant pour les adultes que pour les enfants ».