Depuis lundi, la France fait face à une nouvelle vague de chaleur, la troisième en l’espace de deux mois. La majorité des départements du pays sont en vigilance orange « canicule » depuis aujourd’hui, une situation qui devrait s’étendre au moins jusqu’au week-end.
Elle avait été anticipée la semaine dernière. Une nouvelle vague de chaleur s’abat sur la France depuis lundi 6 juillet, avec des températures nocturnes frôlant les 26 degrés. Seize départements avaient été placés en vigilance orange « canicule » dès lundi, une liste étendue à 67 départements pour mercredi par Météo-France. (...)
L’absence de précipitations en raison d’un anticyclone, couplée à « une masse d’air devenant de plus en plus chaude par le sud et l’ouest du pays », indique l’organisme météorologique, sont à l’origine de ce nouvel épisode de chaleur.
Alors que des pointes à 41 degrés, déjà observées lundi, devraient continuer de survenir dans certains départements dans les jours à venir, Météo-France alerte sur un nouvel épisode de chaleur « sévère et durable ».
Hausse généralisée
Des minimales aux maximales, le mercure grimpe à tous les étages. Sur la plupart des régions, les plus fortes chaleurs culminent entre 35 et 38 degrés, précise Météo-France. Mercredi 8 juillet, elles pourraient atteindre 37 degrés à Paris, 38 à Nantes et à Limoges, 39 à Lyon, 41 à Montpellier et 42 à Perpignan. (...)
Moins d’une semaine d’accalmie relative après cet épisode, la nouvelle vague de juillet s’impose comme la troisième de l’année, après celle de mai, « inédite par sa précocité », fait remarquer Météo-France. Elle devient au passage la 53e vague de chaleur recensée en France depuis 1947.
Fait notable, la moitié d’entre elles ont eu lieu depuis 2010. Autrement dit, un Français né juste après la Seconde Guerre mondiale, âgé de 63 ans en 2010, aura connu « seulement » 25 vagues de chaleur. Un jeune adolescent né en 2010 en aura, pour sa part, traversé 28 en moins de seize ans. Preuve supplémentaire, s’il en fallait, de l’accélération fulgurante du phénomène.
Amplification et récurrence
Sans oublier que, chaque année, l’intensité de ces épisodes continue de croître. Ils surviennent plus tôt dans l’année, commençant maintenant dès le début de la période estivale et se poursuivent parfois jusqu’en août. « Plusieurs régions ont d’ailleurs connu une vague de chaleur remarquablement tardive : du 3 au 10 septembre 2023 », insiste Météo-France. (...)