Au Venezuela, voilà deux semaines que la terre a tremblé, faisant des dégâts considérables dans la région de Vargas, tout près de la capitale. Si le bilan humain s’élève désormais à 3 811 morts, beaucoup de cadavres restent encore sous les décombres et toute une vie s’organise sur les ruines, notamment pour les soins médicaux.
Chirurgienne esthétique à Caracas, Maribel Sanchez a abandonné sa clinique depuis les tremblements de terre qui ont touché le Venezuela, le 24 juin dernier. Tous les jours désormais, celle-ci se rend dans un quartier où plusieurs tours se sont effondrées pour s’occuper des rescapés. (...)
« Il y a beaucoup d’hôpitaux de campagne qui ont vraiment de tout, c’est vrai. Mais les gens ne vont pas abandonner les lieux où ils vivent, ils ont leurs proches enterrés sous les débris. Donc, soit nous, les médecins, nous venons sur place, soit les patients décompensent », constate celle-ci.
Des patients très affaiblis (...)
Si la solidarité des Vénézuéliens pallie pour le moment l’absence de l’État, Maribel Sanchez et tous les volontaires devront bientôt retourner à leur vie quotidienne.