Depuis maintenant plus de deux ans et demi Israël continue de détruire la bande de Gaza, plus de 1000 assassinats depuis le faux cessez le feu d’Octobre 2025, et les gouvernements du monde entier continuent de regarder sans intervenir. Au delà même de cette complicité active certains gouvernements comme celui de la France persiste à poursuivre les défenseur.seuse.s de la Palestine dans des procès honteux de suspicion de soutien au terrorisme…
Nous tenions à mettre en regard et en perspective la situation terrible à Gaza, qui se dégrade, décrite au jour le jour par Abu Amir avec les répressions actives et acharnées contre les figures du mouvement de solidarité pour la Palestine dans toutes les couches de la société. Mais la réponse à cette situation se construit, s’élabore, se structure et fera date dans l’histoire : une nouvelle initiative est abordée et renseignée à la fin de cet article.
Le 22 Juin Abu Amir écrit :
« La nuit à Gaza ne ressemble plus à la nuit, et les matinées n’ont plus cette signification simple avec laquelle les gens avaient l’habitude de commencer leurs journées. Ici, dans une ville accablée par la guerre et épuisée par des pertes accumulées, les habitants se réveillent chaque jour avec une seule question qui revient sans cesse : comment continuer un jour de plus ? Comment une famille qui a perdu sa maison, sa source de revenus et son sentiment de sécurité peut-elle poursuivre sa vie au milieu d’une telle somme de souffrances ?
À Gaza, la tragédie n’est plus une nouvelle passagère ni une scène temporaire ; elle est devenue une réalité quotidienne que les habitants vivent dans tous ses détails les plus durs. (...)
Face à ces immenses défis humanitaires, les initiatives de secours et les actions communautaires ont joué un rôle essentiel dans l’atténuation de la crise et dans la fourniture de diverses formes de soutien à la population. Parmi ces initiatives, le travail mené par les équipes de l’UJFP en collaboration avec l’organisation Palestinian Organisation Développement dans les camps et les différentes zones de déplacement. Nourrir, soutenir, éduquer, faire revivre la terre…..
Aujourd’hui, Gaza n’est pas simplement une ville confrontée à une crise ; c’est toute une société qui tente de préserver ce qui reste des fondements de la vie. Une société confrontée à d’immenses défis, mais qui continue malgré tout de s’accrocher à l’espoir, à la volonté et à la persévérance. Au milieu de toutes ces difficultés, l’action humanitaire reste un pont reliant les habitants à la vie, ainsi qu’une dernière ligne de défense protégeant la dignité humaine dans l’une des périodes les plus difficiles que la bande de Gaza ait jamais traversées. »
Recenser les tentatives et les cas de mise sous silence
Pendant ce temps en France les tribunaux voient se succéder les procès et nous ne serons pas exhaustifs en ne citant que les derniers, d’Anasse Kazib, Rima Hassan 17 plaintes, Jean-Paul Delescaut, secrétaire général CGT du Nord, Ramy Shaath, chaque fois dans une situation de criminalisation du soutien à la Palestine
Mais une initiative fort intéressante a vu le jour le 18 Juin : le lancement d’une plateforme de recensement de la répression, des savoirs critiques et des voix sur la Palestine, un espace de documentation de coordination et d’analyse dont voici un extrait de la présentation :
« Le Centre arabe de recherches et d’études politiques (CAREP Paris) est heureux de contribuer au lancement du projet SAMT (« silence » en arabe), acronyme de Soutenir, Archiver, Mutualiser, Transmettre. SAMT a pour objectif de recenser les tentatives et les cas de mise sous silence d’événements, de publications ou de prises de parole en lien avec la Palestine en France. (...)
Quand on va sur le site de la plateforme on se rend compte que le nombre de censure évolue tous les jours, au 25 Juin 2026, 97 cas étaient recensés depuis le 7/10/2023. (...)
Cette initiative est une forme de réponse intelligible, concrète et précise aux manœuvres de répression et de silenciation de l’histoire d’une partie du monde, La Palestine.