Selon nos informations, cinq chauffeurs accompagnés par le syndicat INV ont décidé de poursuivre la plateforme au pénal, après le décès de plusieurs d’entre eux. L’organisation dénonce la vulnérabilité et la précarité dans lesquelles Uber les maintient.
Depuis plusieurs semaines, les chauffeurs VTC multiplient les mouvements de grève, défilent devant le siège d’Uber, klaxonnent au pied du ministère de l’Economie, mènent des opérations de blocage… Les travailleurs reprochent à la plateforme Uber d’avoir considérablement baissé les rémunérations, de les maintenir dans la précarité, et au gouvernement de les laisser faire.
A défaut d’obtenir gain de cause, cinq d’entre eux ont décidé de poursuivre cette entreprise au pénal, actant une escalade dans le conflit qui les oppose. Selon nos informations, le groupe a déposé mardi 30 juin, par le biais de son avocat, Me Samir Kahoul, une plainte pour « traite d’êtres humains » au parquet de Paris. (...)