Les victimes de l’attaque qui s’est déroulée jeudi 30 avril dans l’État du Niger, dans le centre-ouest du Nigeria, étaient accusées d’être des informateurs du groupe jihadiste Ansaru, né d’une scission du groupe Boko Haram en 2021.
(...) Né d’une scission avec les jihadistes de Boko Haram en 2021, Ansaru s’est, depuis, allié à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et mène depuis deux ans des attaques de part et d’autres de la frontière bénino-nigériane.
Toujours selon l’AFP qui a recueilli plusieurs témoignages, de nombreux jeunes hommes appartenant à la communauté peule et soupçonnés d’être des informateurs d’Ansaru ont été arrêtés, tandis que ceux qui résistaient ont été abattus. Au total, 41 personnes ont été tuées, selon Ahmad Ali, un chef traditionnel. (...) (...)
Un habitant de Kabe a quant à lui déclaré que l’opération était un « raid préventif » faisant suite aux menaces des éleveurs peuls de perturber les activités agricoles dans la zone, après le récent meurtre de deux de leurs proches accusés d’être des informateurs d’Ansaru dans la communauté voisine de Sabalunna.