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Les soulèvements de la terre
Méga Canal = Méga Travaux - Avancée des chantiers, ampleur réel du projet...où en est le Méga Canal ?
#megaCanal
Article mis en ligne le 26 juin 2026

Méga Canal, on en est où ?

  • Le chantier s’accélère
  • Toujours les même bétonneurs derrière les projets mortifères
  • Le Méga-Canal, colonne vertébrale de la mise au pas d’un territoire
  • Le Méga Canal, l’arbre qui cache la forêt - Carte des autres projets
  • La population locale résiste, et nous aussi : rendez-vous en juillet pour couler le Méga Canal !

Malgré deux décennies de retard et le triplement du budget prévisionnel, les tractopelles avalent les arbres comme la terre sur plus de 107 kilomètres. La Société du Canal s’est mise en ordre de bataille pour imposer son projet coûte que coûte : berges déboisées, méandres de l’Oise rebouchés, ponts démontés et millions d’€ jetés par les fenêtres.

Derrière cette politique du fait accompli, force est de constater que les travaux réalisés représentent moins d’1 % du projet final. Dans le territoire, riverain·es, agriculteur·ices et soutiens des locaux s’organisent pour arrêter le Méga Canal et les projets mortifères sous-jacents !

Petit tour d’horizon des chantiers en cours et des projets associés. (...)

le Méga Canal ne se résume pas à une infrastructure fluviale inutile, destructrice et hors de prix. En effet, de l’extension d’entrepôts logisitiques à la construction d’un des plus grands datacenters de France en passant par des mégabassines (pour irriguer), le Méga Canal est la caution pour détruire une région mise à mal depuis des années.

Dans le cadre de Languevosin-Quiquery, c’est un véritable cocktail toxique qui attend les 200 habitant·es de ce village de la Somme, avec le projet de FertigHy, une usine d’engrais chimiques classée SEVOSO seuil haut prévue pour 2030.
500 000 tonnes d’engrais azotés devront ainsi être produits chaque année et exportés via le Méga Canal, au service d’une agriculture intensive et exportatrice.

Mais ce n’est pas tout, (...)

La population locale résiste, et nous aussi : rendez-vous en juillet pour couler le Méga Canal ! (...)

Lire aussi :

 (eau Île de France, février 2026)
Le méga-canal Seine Nord dans la tourmente

Un rapport de la Cour des comptes associée à la Chambre régionale des comptes Hauts-de-France pointe la dérive des coûts et des délais ainsi que les impacts environnementaux du projet. Tandis que les Soulèvements de la Seine préparent une mobilisation nationale du 9 au 12 juillet. (...)

La construction du canal Seine Nord Europe et ses conséquences

La Cour, associée à la chambre régionale des comptes Hauts-de-France, publie un rapport consacré au canal Seine Nord Europe (CSNE), aujourd’hui le plus important projet d’infrastructure de transport au niveau national et l’un des tout premiers au niveau européen. Initialement présenté comme une solution à la sous-capacité du canal du Nord, ce projet, long de 107 kilomètres et reliant le bassin de la Seine à celui de l’Escaut, s’inscrit dans le cadre du projet transnational Seine-Escaut, soutenu par l’Union européenne, et vise à permettre la navigation de péniches à grand gabarit transportant jusqu’à 4 400 tonnes de fret. Le rapport met en évidence un projet marqué par une dérive de coûts et de délais, la mise en service n’étant désormais envisagée qu’à l’horizon 2032 et le coût à terminaison étant estimé à 7,3 Md€ HT courants au lieu des 4,5 Md€ envisagés à la création de la société du canal Seine-Nord Europe, porteuse de projet, en 2017. S’y ajoutent le coût financier de l’emprunt de bouclage et la réalisation d’ouvrages connexes essentiels pour faciliter le report modal et garantir la valeur socio-économique du projet. Outre un problème majeur de financement, le rapport souligne les difficultés rencontrées par la société du canal dans sa mission de maîtrise d’ouvrage, ainsi que les impacts environnementaux du projet et les conditions de sa mise en service.
Un projet d’infrastructure à dimension européenne, une valeur socio-économique à assurer

Projet ancien ayant connu de nombreux revirements, le canal Seine Nord Europe trouve sa justification dans une logique de réseau à l’échelle européenne. Imaginé dès les années 1970, inscrit au schéma national des voies navigables en 1985, déclaré d’utilité publique en 2008, il n’est réellement entré en phase opérationnelle qu’à partir de la création, en 2016, de la société du canal Seine Nord Europe (SCSNE), dans un contexte marqué par des évolutions successives de son mode de réalisation et de son financement, et par une relance du projet en 2017, suite à une mobilisation des collectivités territoriales qui a conduit à une régionalisation de sa gouvernance (...)

 (Oise Hebdo)
oise hebdo (octobre 2025)
« Méga canal, méga scandale » : 2000 manifestants à Thourotte, la naissance d’un mouvement national

Près de 2.000 manifestants, selon les organisateurs, 1000 selon les autorités, se sont rassemblés à Thourotte pour dénoncer le projet du Canal Seine-Nord Europe.

À partir de maintenant, il va falloir commencer à les prendre au sérieux. Actifs depuis 2022 dans la région, les opposants au projet du Canal Seine-Nord Europe organisaient ce samedi 11 octobre leur premier grand rassemblement national. Ils réclament l’arrêt des travaux préparatoires débutés en 2022, préalables au creusement du canal à grand gabarit.

Ils étaient entre 1.800 et 2.000 – chiffre des organisateurs, 1.000 selon la préfecture – dans les rues de Thourotte. Un cortège en tout cas visuellement impressionnant qui va donner à réfléchir aux promoteurs du projet, depuis les conseils départementaux jusqu’au sommet de l’État en passant par la Région. Un coup de force et un acte de naissance. (...)

Pour le Collectif Méga Canal Non Merci et les Soulèvements de la Seine – déclinaison régionale des Soulèvements de la Terre – Claire Aubois lance les prises de parole. Les arguments sont rodés. La militante dénonce « une aberration écologique », « un scandale environnemental », un « mensonge social ».

Une aberration écologique ? « Parce qu’on veut creuser un grand canal alors qu’il existe des liaisons fluviales avec le canal latéral à l’Oise, le canal du Nord, tous connectés, où l’on observe trois fois moins de fret aujourd’hui qu’au cours des années soixante-dix », abonde Camille, des Soulèvements de la Terre. Le tout « en artificialisant 3.200 hectares de terre, soit huit fois plus que pour l’A69 (entre Toulouse et Castres, NDLR), en créant une grande retenue d’eau à Allaines (Somme) vingt-deux fois plus grande qu’à Sainte-Soline (dans les Deux-Sèvres, NDLR) ». (...)