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Global Voices (Traduction DeepL Translator)
La Colombie devient le premier pays d’Amérique latine à interdire les mutilations génitales féminines C’est également le premier pays de la région à reconnaître l’ampleur du problème
#Colombie #femmes #excision
Article mis en ligne le 10 juillet 2026
dernière modification le 6 juillet 2026

(...) le 10 juin 2026, le Sénat colombien a finalement voté et donné son accord, faisant de la Colombie le premier pays d’Amérique latine à interdire les mutilations génitales féminines (MGF). Le projet de loi n° 440 de 2025, connu sous le nom de « Niñas sin Ablación » (« Filles sans ablation »), est une loi qui n’est pas née dans un bureau législatif, mais au sein même des communautés qui en avaient le plus besoin.

Le 22 mars 2007, trois nouveau-nées de la communauté Emberá Chamí sont décédées des suites d’une infection après avoir subi des mutilations génitales. Il s’agissait du premier cas documenté à avoir été consigné dans les registres officiels, même si l’on estime qu’il ne s’agissait pas du premier à s’être produit.

(somosjacarandas)
💜 On a une nouvelle historique à vous annoncer 💜

Le Congrès a adopté la loi visant à prévenir, traiter et éradiquer les mutilations génitales féminines, une pratique qui consiste à exciser ou à mutiler les organes génitaux des filles et des femmes sans aucune raison médicale et qui peut entraîner des séquelles physiques et émotionnelles à vie.

Bien que beaucoup de gens l’ignorent, cette pratique existait également dans notre pays. Pendant des années, la Colombie a été le seul pays d’Amérique latine où cette pratique continuait d’être régulièrement signalée sans qu’il n’existe de loi spécifique pour la combattre.

La nouvelle loi met en place une politique publique nationale, renforce les dispositifs de prévention et de prise en charge, établit des protocoles pour protéger les victimes, forme le personnel de santé, encourage les actions de sensibilisation et crée des mécanismes de suivi afin qu’aucune fillette ne soit laissée sans protection.

Mais cette nouvelle va bien au-delà d’une simple loi : c’est le fruit d’années de travail menées par des femmes autochtones, des dirigeantes emberá, des organisations féministes, du personnel médical et des défenseuses des droits humains qui ont refusé d’accepter que cette violence continue de se produire en silence.

Aujourd’hui, nous rendons hommage à celles qui ont fait entendre leur voix.

Nous rendons hommage à celles qui ont persévéré alors que personne ne les écoutait.