Alors que les investissements gigantesques dans le secteur se poursuivent, les conditions de la rentabilité deviennent de plus en plus difficiles. Le modèle économique du secteur change, sans s’assurer une porte de sortie satisfaisante.
L’économie de l’intelligence artificielle (IA) générative entre dans le dur. Ces dernières semaines, plusieurs informations sont venues confirmer que la question des modèles économiques liés à cette technologie se posait avec une acuité particulière. Le 24 mars, OpenAI, l’inventeur de ChatGPT et une des locomotives de l’IA, annonçait l’abandon de deux projets annoncés précédemment avec tambours et trompettes.
Non seulement son idée de chatbot (robot conversationnel) érotique a été « mis[e] en pause indéfiniment », mais, bien plus important, la plateforme de création de vidéos Sora a également été fermée deux mois après son lancement en grande pompe.
Pourtant, lors de son lancement en décembre 2025, Sora était présentée comme le produit phare d’OpenAI. (...)
La création de vidéos par IA est en effet extrêmement coûteuse, mais elle n’a quasiment rien rapporté à l’entreprise. Et le problème, c’est que plus les utilisateurs sont nombreux, plus le coût augmente. Sans relever les recettes en parallèle. (...)
Désormais, le monde de l’IA est devenu une gigantesque toile d’araignée d’engagements mutuels où chacun dépend financièrement des autres.
Risques financiers (...)
la future rentabilité des activités liées à l’IA devra assurer le financement des coûts de fonctionnement gigantesques de cette technologie, mais aussi l’obsolescence rapide de ces infrastructures et les coûts financiers liés à la dette contractée pour le déploiement de l’IA. Le tout en assurant un rendement « net » permettant la rentabilité des opérations en cours. En bref : le coût du capital de l’IA est astronomique.(...)
Épisode 2 L’IA, ou la chasse aux gains de productivité fantômes