Berlin a annoncé jeudi l’expulsion de 20 criminels afghans directement vers l’aéroport de Kaboul. L’Allemagne a déjà expulsé dans le passé des Afghans, mais jusqu’ici les vols charters avaient été organisés par le Qatar, qui jouait le rôle de médiateur.
C’est une première. Les autorités allemandes ont annoncé jeudi 26 février avoir expulsé 20 criminels allemands directement vers l’aéroport de Kaboul.
C’est la troisième expulsion par l’Allemagne de criminels afghans depuis août 2024, mais jusqu’ici les vols charters avaient été organisés par le Qatar, qui jouait le rôle de médiateur.
Dans un communiqué, le ministère allemand de l’Intérieur indique "avoir travaillé d’arrache-pied au cours des derniers mois pour permettre des rapatriements directs en Afghanistan sans l’aide de pays tiers".
Contacté par l’AFP pour savoir quand l’accord entre Berlin et les Taliban avait été conclu, un porte-parole du ministère a simplement répondu que "les discussions techniques" avait été "menées à l’automne 2025". À cette époque, des médias allemands avaient révélé qu’une délégation allemande s’était rendue à Kaboul pour y rencontrer les autorités talibanes.
Des hommes ayant commis des infractions en Allemagne (...)
Selon le ministère de l’Intérieur, les personnes expulsées jeudi "étaient des hommes soumis à une obligation de quitter le territoire et qui avaient commis des infractions en Allemagne, notamment des délits sexuels, des agressions physiques et des délits liés à la drogue". (...)
D’autres pays européens suivent l’exemple allemand
Depuis, l’Autriche lui a emboîté le pas, procédant à la première expulsion d’un criminel afghan le 21 octobre 2025. Le ressortissant afghan expulsé via Istanbul, en Turquie, avait purgé une peine de près de quatre ans de prison pour délits sexuels et violences aggravées, selon les autorités. (...)
Et d’autres États membres de l’UE cherchent désormais à suivre ces exemples, (...)
La Commission européenne a de son côté confirmé avoir effectué des "missions techniques" en Afghanistan à cette fin, même si l’UE ne reconnaît pas officiellement le régime des Taliban.