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Coalition féministe et enfantiste pour une loi intégrale contre les violences sexuelles et Fondation des Femmes.
GRANDE MARCHE CITOYENNE CONTRE LES VIOLENCES SEXUELLES À PARIS ET PARTOUT EN FRANCE Le 4 juillet
#loiIntegrale #femmes #enfants #violencesSexuelles
Article mis en ligne le 3 juillet 2026

TOUS LES RASSEMBLEMENTS PARTOUT EN FRANCE

Le 4 juillet, nous marcherons, déterminées à enfin en finir avec les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes et aux enfants.

Nous marcherons en mémoire de Lyhanna, assassinée alors que le seul mis en cause avait déjà été dénoncé à la justice par plusieurs victimes dont une enfant victime d’une cinquantaine de viols ; assassinée alors qu’un précédent signalement avait été classé sans suite.

Nous marcherons en soutien à toutes les victimes, enfants comme adultes, à celles qui ont survécu et en hommage à celles qui ne sont plus parmi nous.

Nous marcherons en refus de l’impunité qui protège les agresseurs

Il est temps !

Il est temps de prendre en compte la gravité des violences qui sont perpétrées très majoritairement contre les femmes et les enfants. Il est temps de reconnaître leur caractère systémique dans une société patriarcale. Les féministes et les enfantistes le réclament depuis les années 1970.

Face à ces revendications, les pouvoirs successifs n’ont opposé que des mesures et des lois parcellaires, dictées par l’urgence d’affaires successives qui continuent de secouer l’opinion publique.

Depuis trois semaines, un mouvement sans précédent traverse notre pays, place Vendôme, devant les tribunaux et les préfectures, pour demander qu’enfin de véritables transformations aient lieu. Face à l’accumulation des affaires de violences sexuelles qui touchent les enfants et les femmes, les citoyen.ne.s demandent des actes en urgence. Nous connaissons les solutions !

Il est temps de changer de paradigme, de répondre par une loi cadre intégrale à des violences omniprésentes qui bouleversent radicalement la vie des victimes, enfants ou adultes.

(...)

NOUS MARCHERONS PARTOUT EN FRANCE CONTRE LES VIOLENCES SEXUELLES, POUR CETTE LOI ET DES MOYENS LE 4 JUILLET ET TOUT LE TEMPS QU’IL LE FAUDRA. NOUS NE LÂCHERONS PAS.

TOUS LES RASSEMBLEMENTS PARTOUT EN FRANCE

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 (France Info)
Violences conjugales : comment fonctionne le modèle espagnol, qui a permis de réduire les féminicides de 30% en 20 ans

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Ici, huit cas ont été repérés l’an dernier. Des mains tendues insoupçonnées qui participent à faire chuter le nombre de féminicides en Espagne ; moins 30% en 20 ans. Ce qui a poussé le pays à agir, c’est le meurtre d’Ana Orantes. En 1997, elle dénonce à la télévision 40 ans de violence par son ex-mari. Il se venge 13 jours plus tard. "En rentrant chez elle, son ex-époux l’a rouée de coups, traînée dans le jardin, aspergé son corps d’essence et y a mis le feu", résume le journal de l’époque. Ana Orantes, 60 ans, avait déposé plainte plusieurs fois. Alors, en 2004, une loi intégrale ambitieuse est adoptée. Téléphone d’urgence, bracelet anti-rapprochement, ces mesures de protection sont appliquées massivement. Aujourd’hui encore, l’Espagne délivre six fois plus d’ordonnances d’éloignement que la France.

Ces dispositifs ont sauvé la vie d’Efigenia Vidal. (...)

Efigenia porte plainte et demande le divorce. Pour la soutenir et lui permettre de partir pour de bon, le gouvernement espagnol lui donne 450 euros par mois pendant trois ans. Elle bénéficie aussi quelque temps d’une protection sur mesure, d’un téléphone grave danger pour joindre deux policiers. En civil, jamais loin, ils interviennent lorsque son ex-conjoint la harcèle. (...)

"Ce type de violence exige une réponse efficace et immédiate"

Des autorités réactives et des tribunaux spécialisés, comme à Séville, capables de traiter des violences conjugales dans des délais ultracourts, 7 jours sur 7. (...)

L’un de ces dossiers ce soir : une femme qui dit être victime des coups de son compagnon. Ils se fréquentent depuis un an. Elle a déposé plainte au commissariat dix heures plus tôt, et déjà, elle est entendue par le juge. Exceptionnellement, nous avons pu enregistrer l’audience. "Le médecin légiste vous a examiné, vous avez une plaie, une éraflure au cou, un hématome au bras gauche. Vous demandez une ordonnance d’éloignement, c’est ça ?", résume le juge. "Oui, parce que je suis déjà allé chez lui plusieurs fois. Mais lui aussi, il sait où j’habite", répond la plaignante.

Après 30 minutes d’échange, elle quitte la salle. Elle ne croisera jamais son agresseur présumé, interrogé dans la foulée. "Lui avez-vous tiré les cheveux ? L’avez-vous poussé ? L’avez-vous fait tomber ?", interroge le juge. "Non, elle est tombée toute seule", assure l’homme. "Êtes-vous devenu agressif ? L’avez-vous insulté ?", insiste Francisco Gutiérrez. "Non, jamais de la vie. Je n’ai jamais tenté quoi que ce soit pour l’agresser ou l’insulter", renchérit le suspect.

Cette fois, pas de condamnation, mais le profil de cet homme sera inscrit sur une plateforme suivie en continu par les juges, les policiers, les prisons et les services sociaux pour s’assurer qu’aucune de ses compagnes ne perde la vie.