Le patron du géant mondial du luxe LVMH Bernard Arnault, première fortune de France, s’est vu infliger un redressement fiscal de près de 22,5 millions d’euros, d’après une décision de la justice administrative qu’il entend contester. Le fond de l’affaire porte sur « l’actionnariat complexe » de LVMH, selon le média en ligne l’Informé qui a dévoilé la décision de la justice administrative samedi.
(...) « Entre novembre 2025 et avril 2026, le ministre de l’Action et des Comptes publics a demandé à la cour (...) de remettre à la charge du couple Arnault la somme de 12,96 millions d’euros (...) et la somme de 9,5 millions d’euros », lit-on dans la décision de la Cour administrative d’appel de Paris consultée samedi par l’AFP. (...)
Ce jugement s’apparente à un nouveau chapitre d’une longue saga financière, judiciaire et politique. « Le 2 décembre 2020, le tribunal administratif de Paris a déchargé le couple Arnault de l’ensemble de ces impositions et pénalités », est-il rappelé.
Un recours devant le Conseil d’État
En mars 2021 et novembre 2023, le ministre de l’Économie, à l’époque Bruno Le Maire, a demandé à la Cour administrative d’appel « d’annuler le jugement » du tribunal administratif. La demande a été rejetée par la Cour administrative d’appel de Paris avant que le Conseil d’État n’annule sa décision et ne lui renvoie l’affaire. (...)
La nouvelle décision en appel « infirme celle prise en première instance, et même celle déjà rendue par la Cour administrative d’appel. Elle fera l’objet d’un recours devant le Conseil d’État », a indiqué samedi à l’AFP le porte-parole de Bernard Arnault, première fortune de France et septième mondiale (181 milliards de dollars, d’après The Bloomberg Billionaires Index). (...)
« Tout en haut de cette pyramide se trouve une société belge, Pilinvest », qui permet à la première fortune de France de réduire sa déclaration d’impôts, d’après l’Informé, qui a révélé ce redressement samedi. Dans le détail, Bernard Arnault détient la quasi-totalité des parts de cette société belge « pour un montant de 368,4 millions d’euros », d’après la décision de la Cour administrative d’appel de Paris.
Pendant l’enquête, la France a demandé l’assistance du Luxembourg et des Bahamas, est-il précisé. (...)