Un malade du virus Ebola est actuellement pris en charge en France. Les autorités sanitaires se veulent rassurantes et disent que toutes les mesures ont été prises pour limiter les risques de propagation du virus. Ce cas en France a conduit les autorités congolaises à annoncer de nouvelles mesures.
Le protocole sanitaire est particulièrement strict : l’homme, qui revenait d’une mission humanitaire en RDC, a été accueilli dès la sortie de l’avion mardi 23 juin à Paris. Selon nos informations, il n’avait qu’un léger mal de crâne au moment de commencer son voyage, mais a senti son état se dégrader durant le vol. Étant médecin, il a vite compris ce qui lui arrivait et a alerté le personnel de bord afin d’être immédiatement pris en charge à son arrivée en France.
Depuis, il a donc été placé à l’isolement dans un établissement spécialisé : isolement de trois semaines, c’est la durée d’incubation du virus Ebola. (...)
Il intervenait dans un hôpital d’Ituri
En recoupant les informations communiquées par les autorités françaises, congolaises et des sources à Kinshasa, on peut retracer l’itinéraire de cet urgentiste-réanimateur, très expérimenté sur le terrain épidémique et qui travaille pour l’ONG Alima, précise notre correspondante à Kinshasa, Paulina Zidi. Il était en Ituri depuis le 22 mai dernier et il intervenait à l’hôpital général de Rwampara, à quelques kilomètres de Bunia, où un centre de traitement a, depuis, été installé.
Il est reparti de Bunia le 22 juin à la fin de sa rotation, avant de décoller pour Paris, sur un vol Air France du 23 juin. Vol qui s’est posé avec du retard mardi matin.
Cinq cas contacts identifiés
L’avion, de son côté, est reparti en rotation sur Montréal, au Canada. Et ce n’est que ce mercredi qu’il a été immobilisé pour une désinfection. Cinq cas contacts identifiés sur ce vol ont été informés et mis en isolement pour 21 jours.
Depuis, les rotations Air France sont suspendues, en attente d’un protocole. Les autres compagnies qui desservent Kinshasa n’ont, elles, pas changé leur plan de vol.
Mesures de contrôle accrues en RDC (...)
Concernant le personnel humanitaire, pour l’instant, il y a un système de surveillance mis en place par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) avec parfois, en fonction du niveau d’exposition, des rappels quotidiens sur, par exemple, une prise de température