Lundi 6 juillet aura lieu le procès des 8 personnes qui ont tendu une banderole sur le pont Mistral à l’occasion de la mobilisation « On Fait Pas L’Pont » contre la déviation de Saint-Péray, le 14 mai dernier. Plusieurs d’entre elleux avaient fini en détention provisoire, et leurs identités ont été faussement attribuée par un logiciel de reconnaissance faciale utilisé de manière irrégulière par la police. Iels ont besoin de notre soutien !
Afin d’offrir aux militant-es la meilleure défense possible dans ce procès inédit, nous faisons appel à votre solidarité en contribuant à notre cagnotte : https://s.42l.fr/on-fait-pas-lpont
Détention provisoire pour une action de désobeissance civile : une répression acharnée
Lors de la mobilisation « On fait pas l’pont », organisée du 14 au 17 mai et soutenue par près d’une centaine d’associations, collectifs et personnalités [1], une action de désobeissance civile a été menée dans le but de dénoncer une nouvelle fois le projet, qui se poursuit malgré l’absence d’autorisation environnementale, les recours déposés devant la justice et l’urgence climatique.
Cette action a consisté à bloquer le pont Mistral par le déploiement d’une banderole, tandis que deux militant-es se suspendaient au-dessus de l’autoroute A7. Parallèlement, trois autres militant-es se positionnaient sur les voies de chemin de fer au niveau du chantier en Ardèche.
Les huit militant-es du pont Mistral ont été interpellé-es et placé-es en garde-à-vue au commissariat de Valence, et les trois militant-es du chemin de fer au commissariat de Guilherand-Granges. Côté ardéchois, les 3 personnes sont sorties le soir même, avec une convocation ultérieure pour deux d’entre elles, pour entrave à la circulation d’un train ; la troisième personne est sortie avec un classement sans suite.
Mais côté drômois, c’est une toute autre histoire : vendredi 15 mai au soir, à l’issue d’une garde-à-vue de 35h dans un commissariat insalubre et sous les invectives de policiers agressifs, cinq des militant-es sont envoyé-es en détention provisoire et les trois autres sont placé-es sous contrôle judiciaire strict par le juge des libertés et des détentions, dans l’attente du procès en comparution immédiate.
Reconnaissance faciale contre droit au silence : usage illégal et mauvaises identités attribuées (...)
Un rassemblement de soutien est organisé à l’appel des associations environnementales et de défense des droits humains à 12h, lundi 6 juillet, devant le Tribunal de Valence.
"Nous dénonçons une tentative de punir le droit au silence mais aussi une répression politique. Le parquet avait demandé l’incarcération des huit personnes, y compris les trois qui avaient fourni leurs identités pendant la garde-à-vue et le déferrement ! Mettre des militant-es pacifistes en prison relève d’une stratégie du choc carcéral, à l’encontre de la convention d’Aarhus qui protège les militant-es pour la défense de l’environnement. Le Rapporteur Spécial de l’ONU Michel Forst doit être saisi. — Cathy, membre d’Alterre"