Reconnaissance faciale, données partagées avec la police, droit d’opposition réduit : la nouvelle réalité des abonnés Claude
Vous utilisez Claude au quotidien sans jamais lire les politiques de confidentialité ? Celle qui vient d’être publiée mérite une exception. Vérification faciale, pièce d’identité, conversations transmissibles à la police sans ordonnance judiciaire : voici ce qui change à compter du 8 juillet 2026. (...)
Anthropic se réserve désormais le droit de demander aux utilisateurs une vérification d’identité : scan d’une pièce officielle, capture vidéo du visage, extraction de modèles de géométrie faciale. Ces données, qualifiées de biométriques au sens du RGPD, sont traitées par le prestataire tiers Yoti. Les développeurs individuels sont les premiers concernés, mais le dispositif peut s’étendre à tout abonné accédant à des fonctionnalités avancées. (...)
Anthropic s’autorise à transmettre les données personnelles de ses inscrits, y compris le contenu de leurs échanges avec Claude, aux forces de l’ordre. Le seuil de déclenchement repose sur une appréciation interne de “bonne foi”, sans ordonnance judiciaire. Pour les détenteurs de comptes résidant dans l’Espace économique européen, la compatibilité de ce mécanisme avec le droit de l’Union reste à démontrer. (...)
Crédit image : Anthropic, Public domain, via Wikimedia Commons
Le droit d’opposition à l’entraînement des modèles perd aussi en substance. Tout échange signalé par les systèmes de modération interne pourra servir à entraîner les classifieurs de sécurité d’Anthropic, même si l’abonné a explicitement refusé que ses conversations alimentent l’apprentissage. (...)
Des données qui circulent hors de Claude (...)
La France est directement concernée, puisque le responsable de traitement pour l’EEE est Anthropic Ireland Limited, basé à Dublin, et les transferts de données hors de l’Union s’appuient sur des décisions d’adéquation ou des clauses contractuelles types. (...)