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parti pour la décroissance
La COP 21 est finie, vous pouvez reprendre une activité normale
« On ne peut pas résoudre un problème avec le même type de pensée que celle qui l’a créé » Albert Einstein
Article mis en ligne le 8 janvier 2016
dernière modification le 5 janvier 2016

La grande messe du développement durable est terminée. Elle a débouché sur l’Accord de Paris qui entend limiter l’élévation des températures à 1,5 °C. Cet accord reconnaît clairement que c’est bien l’activité humaine qui dérègle le climat. Déjà, rien que cet objectif est un aveu … un aveu de l’échec du système croissanciste puisque c’est bien lui qui nous a amené dans cette situation quasi-inextricable mais, pas de panique, c’est lui qui devrait nous en sortir.

Le sapin de l’Elysée, preuve que les temps changent ?
A peine la COP 21 terminée, le sapin de l’Elysée a été livrée :11 mètres de hauteur, 4,5 mètres d’envergure pour un poids de 2 tonnes. C’est un modeste sapin qui trône dans la cour de l’Elysée pour ce Noël 2015. Preuve que le temps de la démesure est fini. Sauf qu’en 2014, il faisait les mêmes dimissions tandis que celui de 2013 était plus … petit : 10 mètre seulement pour 1,5 tonnes. Ce n’est qu’un symbole mais n’aurait-il pas fallu être exemplaire ?
D’autant plus, que sa livraison a été épique. Il a fallu le faire venir du Morvan après l’avoir arraché à sa terre natale. Il a fallu ensuite le transporter en péniche, sur la Seine, car c’est plus écologique et, bien moins polluant que le camion. L’Elysée parle même d’un acheminement éco-responsable. Certes, le camion a quand même été utilisé puisque le « beau sapin » n’a pas poussé le long de la Seine. C’est seulement 213 kilomètres qu’il a fait sur l’eau, un peu moins même puisque sa péniche a connu une avarie et il a fallu en trouver une autre et, c’est un beau camion qui a dû faire la transition (pas très écologique pour le coup). Nous pouvons nous demander si le comportement le plus éco-responsable n’aurait pas été de ne pas se sacrifier à la tradition du sapin, d’autant plus qu’il a fallu 200 heures pour le décorer avec, notamment 2 kilomètres de guirlandes et presque 200 000 ampoules mais basses consommation. Ouf !

Certes, ce n’est qu’un symbole mais au lendemain d’une COP 21 décrite comme la plus belle et la plus pacifique des révolutions par le président Hollande, le petit matin est bien blême dans la cour de l’Elysée malgré ces lumières de Noël et, confirme que la transition ne viendra pas des oligarques qui nous gouvernent. (...)

La COP21 et des robocop … pour un échec
C’était prévisible mais l’Accord de Paris sonne creux. Il se félicite, il renouvelle, il demande, il convient mais ne décide de rien. Cet accord a, néanmoins, le mérite d’instaurer une reconnaissance globale de la nécessité de lutter contre le réchauffement climatique. Il reste une formidable prise de conscience de la part des chefs d’Etat, pourtant régulièrement alerté depuis plus des décennies (ne l’oublions pas).

Pourtant, l’Accord de Paris ne nous sauvera pas. C’est certain. Déjà, il ne remet pas en cause le système qui a engendré ce dérèglement climatique. En outre, si le constat et l’objectif restent louable, cet Accord de Paris ne donne aucun outil concret pour mener la lutte contre ce qui est l’enjeu du XXIème siècle. (...)

Finalement, la COP 21 semble bien amener notre monde vers un réchauffement qui serait supérieur à 3°C et nous ferait franchir des seuils irréversibles d’emballement climatique. Surtout, la COP 21 ne prépare en rien la société de demain. (...)

aujourd’hui, l’urgence est, encore plus, au renforcement des initiatives citoyennes et de leurs mises en réseau et, à la lutte contre les pouvoirs en place. Car c’est bien à nous de se préparer à l’effondrement à venir, d’anticiper pour qu’effondrement ne rime pas avec barbarie.

L’urgence est aussi de défendre nos droits que l’actuel gouvernement entend clairement réduire avec la constitutionnalisation de l’état d’urgence. Pourquoi ? Juste pour faciliter sa mise en œuvre. (...)

c’est bien de plus de démocratie, de plus de débats que nous avons besoin que l’inverse, c’est-à-dire s’enfermer dans des schémas propices à la pensée unique.

L’année 2015 avait commencé tristement. Elle ne finit pas mieux. Faisons de 2016 une année de luttes, une année de résistances, une année d’expérimentations et d’alternatives, une année où la politique reprendra ses droits pour, enfin, faire émerger une contre-société, pour enfin redonner espoirs et convivialités … pour enfin sortir des mécanismes de la société de Croissance.